20 mai 2012
Destination Venise
Comme l'an dernier, j'avais promis à Christiane et Henri de les emmener cet été pour un week-end de découverte vers une destination inconnue; mais où ? Jusqu'à la décision finale que je viens de prendre, j'ai longuement hésité entre DUBLIN, COPENHAGUE, OSLO, VIENNE, MILAN, BARCELONE, ou VENISE... Voulant limiter les risques liés à une météo éventuellement défavorable, j'ai éliminé les trois premières. Parmi les trois autres, j'ai retiré BARCELONE (un nom que n'apprécie pas trop Robin...). MILAN et la vie vous a vécu Christiane pendant sa jeunesse mais finalement, c'est la cité des Doges qui a eu ma préférence... Et comme vous savez, j'aime faire découvrir les endroits que j'aime à ceux que j'apprécie, j'ai proposé à Mauricette et Jacques de nous y accompagner. Aussitôt proposé, aussitôt accepté ! C'est donc à six que nous irons à VENISE du 27 au 30 juillet prochain. Pour moi, ce sera l'occasion de retrouver une troisième fois cette ville magique où je n'ai pas eu l'occasion de retourner depuis 1984. Et c'est tout de suite aussi l'occasion de ressortir quelques photos de l'époque...
Quelques photos de 1979 et 1984... en attendant juillet
18 mai 2012
Acheter Corse : le reflex...
Besoin de réaliser une recette corse? oui mais voilà, ce n'est pas toujours simple de trouver les ingrédients quand on habite à 1.000 km de là... La solution existe pourtant. En effet, grâce à Internet, un certain nombre de sites de vente en ligne ont vu le jour. Ainsi, "en panne de canistrelli" ces derniers jours, je me précipite sur "Le Panier Corse" et en début de semaine prochaine, les biscuits Corses seront là... voir "Achats Web"
Large choix de canistrelli sur les sites
17 mai 2012
Le stade de la Luz
Estádio da Luz (le stade de la Luz) est ce magnifique stade où je me suis rendu le 5 mai dernier au cours de mon voyage à LISBONNE. Je me suis rendu pour le match qui opposait l'équipe locale de BENFICA à celle de LEIRIA (1-0). J'ai pu y apprécier le côté sportif des supporters Portugais : à LISBONNE, on ne siffle pas l'adversaire mais on l'applaudit !... L'autre raison, et peut-être même la principale, était de voir de plus près l'un des plus beaux stades d'Europe. Construit pour le championnat d'Europe de 2004 et inauguré en 2003, ce stade d'une capacité de 65 647 places est remarquable par ses lignes et ses couleurs. A l'image de Santiago Bernarbeu à MADRID, il offre une vision parfaite quel que soit l'endroit où l'on est placé.
L'Aigle de BENFICA

Vision panoramique sur le Stade de la Luz
16 mai 2012
Les Arcs sur Argens
Si vous avez déjà emprunté l'autoroute A8, vous avez sans doute déjà remarqué la sortie LES ARCS... Mais connaissez-vous ce charmant village ? Pour moi, jusqu'à dimanche dernier, LES ARCS SUR ARGENS n'était qu'un point de repère, quelque part entre AIX EN PROVENCE et NICE mais aussi hélas, un village qui avait fait l'actualité le 15 juin 2010 quand le Réal sortit de son lit. Le temps d'une matinée, Sophie, Jean-Philippe et moi avons sillonné les rues de l'ancien village. Autrefois délaissé, ça n'est qu'en 1971 et avec la volonté de passionnés que ces ruelles ont retrouvé vie. La tour du château domine la cité et depuis ce belvédère, la vue s'étend bien au-delà du village. Les ruelles étroites préservent une certaine fraîcheur ; il est fort agréable de s'y promener surtout en cette période de printemps où les jasmins en fleurs libèrent leur parfum. Un conseil, si vous passez par là, prenez vite la sortie et allez vous perdre quelques heures dans ce superbe village.
Quelques photos qui ne suffisent pas : rendez-vous dans l'album.
15 mai 2012
Le train revient
Au cours de mon dernier séjour en Corse, en lisant Corse matin, mon attention a été attirée sur un reportage qui parlait de la réouverture de la ligne de chemin de fer entre BASTIA et PORTO-VECCHIO. En effet, le principe aurait été adopté par la CTC (Collectivités Territoriales Corse) et le projet serait à l'étude. Dans un premier temps, la liaison entre CASAMOZZA et SAN NICOLAO (MORIANI) serait envisagée puis la ligne serait prolongé vers le sud. Il s'agirait bien d'une réouverture car, rappelons-le, avant la deuxième guerre mondiale, la liaison entre BASTIA et PORTO-VECCHIO existait bien...Affaire à suivre avec la plus grande attention ! Je vous invite à retrouver l'article paru sur le site Corse Net Infos fin avril : http://www.corsenetinfos.fr/2012/04/27/assembl%C3%A9e-de-corse-le-retour-du-train-en-plaine-orientale/.
Viendra ou ne viendra pas sur la côte est ?
14 mai 2012
Il faudra un miracle !
Hier soir au stade de François Coty à AJACCIO, se jouait le match entre l'A.C.A. et'Oympique Lyonnais pour le compte de l'avant-dernière journée du championnat de France de Ligue 1. Pour Ajaccio, la victoire était indispensable pour s'assurer le maintien ; hélas, les joueurs d'Olivier Pantaloni n'ont pu faire mieux qu'un match (1-1). Désormais 18ème, il faudrait un miracle pour que l'équipe Ajaccienne se maintienne au niveau de l'élite. Ce miracle devra passer par TOULOUSE puisque c'est là bas, que l'A.C.A. disputera son dernier match. Quand on sait que l'équipe toulousaine peut encore prétendre avec une victoire à une place qualificative en coupe d'Europe, c'est bien un miracle qu'il faudrait pour AJACCIO...
La combativité d'Éduardo do n'aura pas suffi...
(photo Icon Sport / madinfoot.com)
13 mai 2012
Charmes de la Provence
Hier, nous avons poursuivi la journée par la visite de GRIMAUD avant de rejoindre en fin d'après-midi la petite ville de LORGUES. C'est là, sur leur nouvelle terre, que Sophie et Jean-Philippe m'attendaient pour passer ce beau week-end. Ce dimanche matin, j'ai mis à profit la petite heure que j'avais devant moi pour visiter cette cité de près de 9000 habitants. La belle lumière de cette non moins belle PROVENCE mettait en valeur les couleurs chaleureuses de ces vieux quartiers. Sophie et Jean-Philippe m'ayant rejoint, nous sommes alors partis pour visiter LES ARCS, village situé à une dizaine de kilomètres de là... LES ARCS, un village que je ne connaissais pas et qui lui aussi, mérite qu'on s'y attarde le temps d'un week-end et pour moi, dans quelques jours, le temps de publier un message et d'éditer une galerie.
Les charmes de LORGUES sous la lumière de PROVENCE
12 mai 2012
Au Pays du Gendarme
Après une arrivée tardive à NICE (23:00 mais bien pratique ce vol du soir d'easyJet) et une nuit passée à CAGNES SUR MER, Jean-Philippe et moi nous rendons au "Pays du Gendarme"... et c'est donc tout naturellement que nous nous retrouvons devant la Gendarmerie devenue célèbre grâce aux De Funès, Galabru et autres comparses. SAINT-TROPEZ, c'est aussi l'occasion de faire d'autres belles images en flânant sur les quais, en profitant de l'ambiance du marché ou en appréciant le rendez-vous annuel des bikers (je vous en reparlerai).
Devant la Gendarmerie...
... sur le port...
... au marché...
... avec les bikers : SAINT TROP' vaut (toujours) le voyage
11 mai 2012
Retour au sud
La semaine aura très vite passé et déjà, ce soir, je saute à nouveau dans un avion, direction NICE... C'est avec plaisir que j'irai retrouver Sophie et Jean-Philippe sur les terres Varoises, le temps d'un week-end, histoire de passer un bon moment et de conseiller autant que je puisse le faire, mes Amis pour leur projet de rénovation : joindre l'utile à l'agréable... voilà qui me convient parfaitement surtout que là-bas, la météo s'annonce clémente !
Un week-end quelque part en Haute-Provence
10 mai 2012
Souvenir de gamin
Dimanche alors que je sillonnais les ruelles du Vieux LISBONNE, il m'est soudain revenu à l'esprit une série télévisée qui était diffusée dans les années 60 : "POLY au Portugal". Les plus anciens d'entre vous (eh oui) se souviennent probablement de ce petit poney qui sillonnait les veilles rues de la capitale Lusitanienne. Une photo faite dimanche, quelques clics avec la souris et un peu de recherche sur le net, POLY (avec un Y celui-là) est de retour..
Dans les rues de LISBONNE
09 mai 2012
Brussels Airlines... aussi
Ce voyage au Portugal a été l'occasion d'emprunter à nouveau la compagnie Belge BRUSSELS AIRLINES; en 2008, je m'étais rendu à GÖTEBORG avec cette compagnie. Issue de la défunte SABENA et plus récemment de la SN BRUSSELS AIRLINES et de VIRGIN EXPRESS 2006), la compagnie qui dispose de 44 appareils et basée à BRUXELLES ZAVENTEM n'est pas à cataloguer parmi les compagnies "Low cost"... Sans être exagérés; les tarifs proposés n'ont rien d'exceptionnel (comptez environ 230 € pour LISBONNE AR)... mais à bord, en classe économique, on paye son café comme chez les low-cost. Elle dessert bon nombre de destinations en Europe, seule ou en partenariat... mais pas la Corse! Sa spécialité, l'Afrique... Sans être exceptionnelle, cette compagnie a le mérite d'être là quand d'autres n'y sont pas.
http://www.brusselsairlines.com/com/
08 mai 2012
Journée de pluie
Il n'y a pas qu'en France que le printemps est maussade; ce lundi aura été particulièrement arrosé sur LISBONNE avec une pluie incessante qui a quelque peu contrarié nos plans de visite. Mon intention était de me rendre dans la quartier de BELEM, à l'ouest de la ville avec l'envie de revoir la célèbre tour et le non moins célèbre monument dédié aux navigateurs du 15ème siècle... Nous y sommes bien allés mais c'est sous la pluie battante que j'ai réalisé quelques photos. Le midi, dans le quartier de L'ALFAMA, Jean-François avait des airs de Gene Kelly dans un remake de "Singing in the rain"... restaient les restaurants pour nous consoler de cette journée à la météo désastreuse... et là, tant l'accueil que la qualité au moindre coût nous ont permis d'apprécier cette journée.
La Tour de Belem...
...le monument aux Navigateurs :
...Jean-François façon Gene Kelly
Un bon restaurant...
... une bonne table pour nous requinquer
07 mai 2012
Dimanche de découverte
Ce dimanche 6 m'aura permis de découvrir les différentes facettes de cette belle ville de LISBONNE et surtout de mesurer le contraste entre la ville ancienne aux ruelles on oserait pas s'aventurer si on ne connaissait pas le Portugais... (LISBONNE, ça n'est pas le "9-3"!) et cette ville moderne, véritable vitrine de d'architecture contemporaine. Un bon moyen de s'imprégner d'une ville qu'on connaît pas ou peu est de prendre un de ces bus à deux niveaux où en deux petites heures et avec commentaires vous découvrez l'essentiel des quartiers; après, vous pouvez aller approfondir la visite à votre guise... c'est donc ce que je fis. Après la virée en bus, je me suis attardé sur la Plaça do Figueira puis du coté de la Plaça do Comercio, fermée sur trois cotés par de belles bâtisses (dont nombre de ministères) et s'ouvrant sur le Tage avant d''emprunter le célèbre tramway 28 qui escalade la colline jusqu'au quartier de Castelo Do Sao Jorge, offrant de superbes panorama sur la ville et le Tage. Repas là-haut (Bacalhau bien sûr) et visite du château pour poursuivre l'après-midi... 18h00, le téléphone sonne : Maryse, Jean-François et Pascal qui sont arrivés en matinée à PORTO sont à l'approche de LISBONNE... il est temps pour moi de redescendre et 'aller les accueillir à l'hôtel avant de retourner pour le dîner près du Castelo.
La Praça Dom Pedro IV
Le Parque das Nacoes
La Praça do Comercio
L'incontournable 28
Miradoura de Santa Luzia
Castelo de Sao Jorge...
Quelques photos d'une belle journée en attendant l'album
06 mai 2012
Lisboa
2h45, c'est le temps de vol qui fut nécessaire à l'Airbus A319 de Brussels Airlines pour parcourir le trajet entre les Aéroports de BUXELLES-ZAVENTEM à celui de LISBONNE. Heureusement, au Portugal, on gagne une heure du fait du décalage horaire entre nos pays... C'est donc vers 13h3 (locale) que je me suis installé dans un hôtel simple (Estela de Arganil) mais confortable de l'Avenida Almirante Reis, à trois station de métro du centre ville. Le métro est précisément le moyen de transport qu'il faut conseiller à LISBONNE. Pour la modique somme de 5€/jour, vous pouvez circuler où vous voulez en métro, bus, tramways, funiculaires et ascenseurs... Je décide alors de me rendre au centre ville, histoire de déjeuner tout d'abord et de me faire une première impression sur une ville que je ne connais pas. Pour 10,20 €, j'ai droit au repas complet avec dessert, 2 bières et le café : je retrouve le Portugal que j'avais connu à PORTO. La première impression m'est vite donnée par ce quartier de BAIXA : ça grimpe, ça descend, ça grimpe, ça descend... il va me falloir de bonnes chaussures ! Ballade dans ce quartier animé jusqu'aux rives du TAGE jusqu'à avoir envie de me rendre dans le quartier de BENFICA au Nord-Ouest de la ville. Mon objectif est de voir le magnifique stade de la Luz et peut-être d'assister au match qui opposera demain le BENFICA à l'équipe de LEIRIA. Arrivé sur place, j'achête le billet (5 € contre 120 € sur certains site "escrocs" du net) et me rend compte que le match, c'est pour ce soir... juste le temps de retourner à l'hôtel déposer mon reflex et de revenir dans ce superbe pour assister à cette rencontre... de ça on en reparlera.
LISBONNE, ça monte...
... ou ça descend !
Pêcheurs sur les rives du Tage
Le stade de la Luz pour une belle soirée
05 mai 2012
A Memoria
20 ans déjà... ce 5 mai 1992, la Corse connaissait le plus grand drame de son histoire contemporaine. Nombreux , comme moi, étaient ce soir là devant leur petit écran pour vivre une bonne soirée de football quand la tribune nord du stade de FURIANI s'éffondra. Le bilan fut lourd de 18 personnes tuées et près de 2000 blessées... A l'image de Karine avec qui j'ai fait connaissance, il y a quelques années, les rescapés font preuve d'un incroyable courage pour tenter d'estomper ces minutes d'horreur. Encore moins simple pour elle dont la petite soeur Santa qui l'avait accompagnée s'en allée rejoindre les anges ce jour de mai 1992... Comme à chaque fois que je me rend au stade de FURIANI, dans cette tribune nord et plus encore ce samedi, je pense à vous... di tutti core !
Incompréhension le 6 mai (afp.com/Andre Durand)
Le 24 avril dans les tribunes on se souvenait
L'endroit du drame et le monument dédié aux victimes
Reportage TF1 :
http://videos.tf1.fr/jt-13h/furiani-20-ans-apres-le-drame-les-corses-restent-marques-7220573.html
04 mai 2012
Amanhã em Portugal
La semaine aura été courte et demain matin à la première heure, je prendrai la direction de la Belgique pour prendre l'avion qui m'emmenera de ZAVENTEM à LISBONNE... Le Portugal est un de ces Pays que j'aime pour la simplicité et la gentillesse de leurs habitants... ils ont peu mais des sourires grand comme ça !... voilà qui change beaucoup de ceux qui ont ou qui touchent ... et qui font toujours la gueule! Je suis allé à plusieurs reprises à PORTO mais n'ai eu l'occasion de passer que quelques heure à LISBONNE; c'était en 1992... Dimanche soir, je serai rejoint par mes Amis Parisiens Maryse et Jean-François qui, eux, ont "presque" envie de faire du Portugal leur lieu de résidence principale... et pas que pour le Bacalahau!
Ressortir les guides... c'est déjà partir
03 mai 2012
De Palneca à Ghisoni
La semaine dernière, de retour d'AJACCIO et après avoir passé un petit moment chez Odette et Ange à SAINTE MARIE SICCHE, je décidais de rentrer sur la côte Est en passant par le Col de VERDE. Beau moment que celui de traverser la montagne Corse ensoleillée en ce début de printemps mais aussi moment de quiétude extrême... Pensez donc qu'entre PALNECA et GHISONI et donc en passant par le col de VERDE soit une distance d'environ 40 kilomètres, je n'ai croisé aucune voiture et donc pas rencontré la moindre personne... La Nature, rien que la Nature !
Quiétude et belles couleurs
02 mai 2012
Champions
En s'imposant facilement par 3 à 0 devant METZ, le Sporting Club de BASTIA a décroché hier soir en plus de son accèssion en Ligue 1, un deuxième titre de Champion de France... Deuxième parce que l'an dernier à AMIENS, c'était le titre de National et que cette année, c'est le titre de Ligue 2... alors et si continuez sur votre lancée? Jamais deux sans trois, ça se dit aussi en Corse?
Deuxième soirée de fête à FURIANI
01 mai 2012
Pour leur baptème
Ce premier mai, je rencontrais chez Mauricette et Jacques deux de leurs Amis, Josette et Jean-Robert qui en juin partirons à la découverte de la Corse avec un peu de ma complicité puisqu'ils seront hébergés dans mon appartement de MORIANI. C'est toujours un plaisir pour moi de faire découvrir cette île que j'aime tant. En effet, ces jeunes retraités qui sont pourtant de grands voyageurs n'ont pas encore eu la chance de visiter la Corse. Ils feront la traversée sur un navire de Corsica Ferries, ce qui devrait rappeler à Jean-Robert les souvenirs d'une carrière sur les ferries de SeaFrance entre Calais et l'Angleterre... alors comme dirait Pido : "Bienvenue chez les Corses... et bonne chance!"
La Corse vous ouvre les bras
30 avril 2012
Camerone 2012
Ce lundi se déroulait à CALVI et dans les autres Régiments de la Légion Etrangère, la commémoration de la bataille de CAMERONE. Voilà 149 ans que le Capitaine Danjou et ses soldats donnaient à la Légion Etrangère leurs premières lettres de grandeur dans une bataille acharnée sur le site de Camerone au Mexique... En 2009 et 2011, nous y étions mais cette année, nous sommes rentrés trop tôt... et c'est par le téléphone de Christiane que j'ai pu apprécier les chants. Voici le récit officiel lu au cours de chaque commémoration :
« L’armée française assiégeait Puebla. La Légion avait pour mission d’assurer sur 120 km la circulation et la sécurité des convois. Le colonel Jeanningros, qui commandait, apprend, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi, comportant 3 millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au-devant du convoi une compagnie. La 3e Compagnie du Régiment Etranger fut désignée, mais elle n’avait pas d’officiers disponibles. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignent à lui volontairement.
Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3e Compagnie, forte de trois officiers et soixante-deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ 20 kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s’arrêta à Palo Verde pour faire le café. A ce moment, l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt. Le capitaine Danjou fait former le carré et, tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à l’ennemi des pertes sévères.
Arrivé à hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de 3 mètres de haut, il décide de s’y retrancher pour fixer l’ennemi et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourra attaquer le convoi.
Pendant que ses hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorité du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : ‘Nous avons des cartouches et nous ne nous rendrons pas.’ Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était 10 heures. Jusqu’à 6 heures le soir, ces soixante hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à deux mille Mexicains : huit cent cavaliersn, mille deux cents fantassins.
A midi, le capîtaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. A 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d’une balle au front. A ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.
Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. A 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, il ne reste que douze hommes en état de combattre.
A ce moment, le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l’espagnol traduit au fur et à mesure ses paroles). Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi à ouvrir, mais auparavant, le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet : celui-ci la repousse avec mépris.
L’assaut final est donné. Bientôt, il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wenzel, Constantin, Leonhart. Chacun garde encore une cartouche; ils ont la baïonnette au canon, et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face; à un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent, frappés à mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve; il leur crie : ‘Rendez-vous! – Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes.’ Leurs baïonnettes restent menaçantes. ‘On ne refuse rien à des hommes comme vous!’ répond l’officier.
Les soixante hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout de leur serment; pendant onze heures, ils ont résisté à 2000 ennemis, en ont tué 300 et blessé autant. Ils ont, par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.
L’Empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment Etranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris.
En outre, un monument fut élevé en 1882 sur l’emplacement du combat.
Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes. »































































































